Tribune de Genève

Vols de nuit pour des tests de sécurité

Pas de répit durant deux nuits pour les riverains de l’Aéroport de Genève, qui ont probablement déjà été surpris pas le vrombissement d’un avion la nuit dernière. Non, l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) n’a pas décidé de promouvoir les vols de nuit. Mais délivré une autorisation spéciale à l’Aéroport de Genève pour permettre au contrôleur aérien Skyguide d’effectuer divers contrôles de sécurité. «Il s’agit principalement de vérifications des installations de radionavigation pour l’approche aux instruments», précise Bertrand Stämpfli, porte-parole de l’Aéroport de Genève.

L’avion qui décolle et atterrit inlassablement de minuit à 5h du matin est un bimoteur, rempli d’électronique. «Il vérifie, entre autres, le positionnement dans l’axe de descente et le calibrage du système, poursuit le porte parole. Ces contrôles ont lieu régulièrement et ne sont pas compatibles avec le trafic aérien que nous connaissons. Ce qui explique leur déroulement nocturne.»

L’OFAC a également délivré une deuxième autorisation pour ces vols de nuit, uniquement en cas de besoin de mesures complémentaires. Les riverains devraient retrouver leur calme dès mercredi à minuit.

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Tribune de Genève

Cointrin va pousser ses murs pour mieux accueillir ses passagers

Pour gagner de la place, l’Aéroport de Genève planche dès lors sur un nouveau projet d’agrandissement. Après avoir développé l’un de ses terminaux, son hall des arrivées, ajouté des portes d’embarquement et réorganisé ses commerces, Cointrin s’apprête à déplacer la façade du niveau des départs de quelques mètres, toujours afin de gagner un peu plus d’espace.

Les travaux viseront littéralement à repousser les murs de l’aérogare. Parfois d’un mètre seulement, parfois jusqu’à dix mètres. Les mètres supplémentaires seront gagnés sur le trottoir situé devant le bâtiment, aujourd’hui plutôt large et peu utilisé sur toute sa surface. Au total, le grand hall des enregistrements gagnera 1000 mètres carrés, soit 20 à 25% de place en plus.

«Les travaux seront réalisés par étapes, pour ne pas fermer l’accès tout au long de la façade, explique Bertrand Stämpfli, porte-parole de l’Aéroport. Ils dureront environ deux ans et devraient commencer en 2016.»

Du côté des avions aussi, Cointrin est à l’étroit. Un nouveau bâtiment est également en train de sortir de terre, le GP +. Celui-ci permettra de loger les voyageurs des vols long-courriers le temps de construire l’aile est. Car pour réaliser cette dernière, le bâtiment qui accueille aujourd’hui ces passagers devra être détruit.

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Journal Le Temps (Suisse)

Genève Aéroport enregistre une hausse de près de 5% de ses passagers

Des chiffres record. Une fois de plus. Au premier semestre, l’Aéroport de Genève a de nouveau ­dépassé ses propres références, à l’image de ce qui s’est passé ces dernières années. La plateforme aéroportuaire a accueilli 7,705 millions de passagers. Soit une progression d’un peu plus de 4% par rapport à la même période de l’année précédente, a appris Le Temps. Des données confirmées par Cointrin. Pour comparaison, l’aéroport de Bâle-Mulhouse a comptabilisé 2,95 millions de passagers sur les six premiers mois de 2014, en croissance de 8% sur un an. Zurich a fait nettement moins bien avec une quasi-stagnation sur le premier semestre. Kloten n’a crû que de 0,5%, à 11,8 millions de passagers, a annoncé mercredi l’exploitant de la plateforme.

A Genève, qui propose près de 140 destinations directes, le mois de mars a été le plus chargé, avec 1,45 million de passagers, en raison des vacances de ski. C’est toutefois avril qui a affiché le taux de progression le plus important (+8,5%). L’été, en dépit d’une météo exécrable, n’a pas affecté le désir de voyages des touristes. Le mois de juillet a enregistré une hausse de 5,4% des passagers. Ce qui faisait, sur les sept premiers mois de l’année, une progression moyenne de 4,3%.

EasyJet largement en tête

Depuis, la croissance s’est même quelque peu accélérée. Au 24 août, Genève Aéroport a accueilli 10,15 millions de passagers, soit 4,88% de plus qu’à la même date en 2013. Dans le même temps, les mouvements, soit les décollages et atterrissages d’avions, sont en baisse de 2,11%. Cela s’explique par l’utilisation d’appareils plus gros et par de meilleurs taux de remplissage des avions de ligne, ainsi que par la baisse de l’aviation privée et de loisirs, décrypte Bertrand Stämpfli, porte-parole de l’aéroport. Par compagnie, le trafic cumulé depuis le début de l’année place easyJet en tête des parts de marché avec 42,2%, suivi par Swiss (15%), Air France (4,7%), British Airways (4,6%) et Lufthansa (4,0%).

Bénéfice de 92 millions

Cointrin, qui a dégagé un bénéfice net de près de 92 millions (+39%) l’an dernier, se rapproche donc de plus en plus d’un nouveau record annuel. La barre des 15 millions de passagers est à bout touchant sur l’ensemble de l’année. En 2004, ils n’étaient encore que 8,456 millions et 9,25 millions l’année suivante.

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France 3 Télévision

Documentaire : Embarquement immédiat pour l’aéroport de Genève

Cette semaine, France 3 Alpes a diffusé deux brefs documentaires tournés dans les coulisses de l’aéroport de Genève.  Avec 9 millions de passagers par an, l’aéroport de Lyon fait pâle figure face aux 15 millions de passagers qui transitent par l’aéroport de Genève. A titre de comparaison, l’aéroport de Genève représente deux fois la population suisse, et près de 1000 fois la population genevoise.

Aujourd’hui, l’aéroport de Genève, ce sont 130 destinations, 50 compagnies aériennes, près 20% de passagers français, et 9000 salariés dont 900 qui travaillent seulement pour Genève aéroport, l’établissement public autonome qui gère la plate-forme.
L’aéroport compte quelques lignes intercontinentales prestigieuses: Pékin, New York, Washington ou encore Montréal. Son importance grandissante réside dans le contexte Genevois, avec les places économique et diplomatique qui impliquent les nombreux voyages.
Premier épisode. L’aéroport de Genève, ce sont jusqu’à 40 avions par heure sur une seule piste, près de 200 000 mouvements par an, un avion toutes les 90 secondes. Cela nécessite donc un intense travail dans le domaine de la sécurité et de la logistique.

Deuxième épisode.
L’aéroport de Genève c’est un avion toutes les 90 secondes. Beaucoup de monde, de stress surtout. Bertrand Staempfli, directeur de l’aéroport en a bien conscience: « L’aéroport est un lieu anxiogène. Il y a des gens qui ont peur de l’avion ou qui ont peur de le rater. Des services ont donc été mis en place pour les aider ». Une chapelle et même une infirmerie responsable chaque année de 7000 interventions. Elle est dotée d’un équipement prévu pour des interventions très grave, comme les crises cardiaques dont le risque est multiplié par trois dans les aéroports.

Le stress est aussi présent sur le tarmac, lors de l’escale qui se doit d’être la plus courte possible. A Genève, elle dure environ trente minute, le temps de faire descendre les passagers, les bagages, de refaire le plein de l’avion dont l’approvisionnement en kérosène vient directement de Marseille, de vider les toilettes, de ramener de l’eau, de la nourriture…à peine le temps de souffler qu’un autre avion atterrit déjà.

Reportages de Jordan Guéant, Yves-Marie Glo et Philippe Caillat
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Paru sur le site web www.lematin.ch

Emirates augmente ses capacités à partir de Genève

La compagnie aérienne Emirates augmente ses capacités à partir de l’aéroport de Genève vers Dubaï. Le vol quotidien sera assuré dès le 1er août par des Boeing 777-300, offrant 90 places de plus, a indiqué le directeur de la compagnie dubaïote en Suisse Jürg Müller.

La compagnie répond ainsi à la forte croissance enregistrée à Genève sur ses vols, 21% en 2013 par rapport à 2012, soit 180’000 passagers transportés vers ou de Dubaï l’an dernier. Le 1er janvier, Emirates a déjà augmenté ses capacités à partir de Zurich, en mettant en service un Airbus A380, le plus gros avion civil au monde avec 517 sièges.

«La mise en service à Zurich d’un A380 est un succès. La clientèle adore cet avion», a affirmé mardi à la presse Jürg Müller. Ce changement d’appareil a permis le transport de 163 passagers de plus par jour à destination ou en partance de Zurich, soit une augmentation de capacité de 21,8%, a-t-il précisé.

Treizième compagnie à Cointrin

L’aéroport de Genève n’est, lui, pas équipé pour accueillir des A380. Depuis l’ouverture de la ligne Genève-Dubaï il y a trois ans, Emirates a transporté 500’000 passagers sur cette route. La compagnie est la 13e à l’aéroport de Cointrin, avec 3,4% de parts de marché. A Zurich, avec deux vols quotidiens, sa part de marché atteint 1,6%.

La compagnie emploie 70 personnes en Suisse. Elle progresse aussi sur le marché du fret, en offrant sur ses trois vols journaliers vers Dubaï 50 tonnes de capacité. Emirates est le 3e plus gros opérateur de fret à l’aéroport de Genève.

Etape idéale

Le directeur commercial pour la Suisse romande Nicolas Tanner a vanté le fait que l’étape à Dubaï est idéale si l’on veut poursuivre sa route vers des destinations comme la Thaïlande, l’Inde, l’Australie ou encore l’Ile Maurice.

Dans l’autre sens, la compagnie constate un regain d’intérêt pour la Suisse de visiteurs chinois, indiens ou encore australiens. La compagnie surfe aussi sur l’augmentation du nombre de visiteurs du Golfe, multiplié par trois en dix ans (623’000 nuitées, dont 200’347 pour le canton de Genève). La Suisse est le cinquième marché européen de la compagnie.

La concurrence n’est pas faussée

Interrogé sur les accusations selon lesquelles les compagnies du Golfe faussent la concurrence par des subventions étatiques, Jürg Müller relève qu’à Genève la compagnie nationale Swiss n’offre pas de vols long-courriers (hormis New York). Pour Zurich, il note que la part de marché de 1,6% d’Emirates ne constitue pas une menace.

En mai, le groupe Emirates a annoncé un bénéfice de 1,1 milliard de dollars pour 2013, en hausse de 31% par rapport à l’exercice précédent. La seule compagnie aérienne a affiché un bénéfice de 887 millions de dollars. Son chiffre d’affaires est en hausse de 13% à 22,5 milliards de dollars.

Emirates a transporté 44,5 millions de passagers l’an dernier. Elle emploie 52’500 personnes, dont 3000 pilotes (dont 60 Suisses) et 17’000 membres d’équipage. Ses 224 appareils desservent 143 destinations dans 81 pays. L’aéroport de Dubaï a une capacité de 75 millions de passagers par an.

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Journal Le Courrier

Extension de l’aéroport: retrait des oppositions écologistes

Pas d’avions supplémentaires prévus dans le projet de rénovation de l’aile est. Les associations environnementales se félicitent d’un «dialogue constructif».

Le projet d’extension de l’aéroport prend certainement un nouvel envol, dans un ciel dégagé des oppositions «vertes». Hier, plusieurs associations écologistes (Noé 21, ATE, WWF et les Verts), accompagnées des représentants des communes et habitants riverains, ont présenté l’accord obtenu dans le cadre de la rénovation de l’aile est de l’aéroport. Alors que la nouvelle infrastructure devait offrir neuf places aux avions pour se «parquer» simultanément, ces dernières seront finalement limitées à six, comme dans la configuration actuelle. Un statu quo synonyme de dialogue retrouvé et du retrait des oppositions qui bloquaient le projet autorisé.

L’accord sera «juridiquement contraignant» pour l’aéroport. L’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) a en effet lié cette limitation à l’autorisation de rénovation du bâtiment qu’elle a délivrée. Si l’institution genevoise souhaite garer plus de six avions, elle devra effectuer une autre demande, qui pourrait, le cas échéant, être à nouveau contestée par voie de recours.

Une concertation saluée
Les travaux sur l’aile est, devisés à près de 450 millions de francs, devraient donc uniquement servir à réhabiliter une partie de l’aéroport exclusivement dévolue aux vols long-courriers et qui souffre d’une certaine désuétude. En plus d’améliorer le confort des voyageurs – l’emploi d’une navette pour rejoindre le bâtiment principal ne sera plus nécessaire –, cette rénovation permettra de répondre aux normes de sécurité actuelles.

Si l’accord en lui-même ne peut pas être qualifié de «Saint-Graal», selon Chaïm Nissim de Noé 21, il permet néanmoins de signifier à l’aéroport que «sa croissance a des limites et qu’elle ne peut pas continuer ad aeternam». Les associations écologistes se battent depuis plusieurs années contre «le développement inconsidéré» du trafic aérien, induit notamment par la multiplication des vols low cost. Selon M. Nissim, les émissions de CO2 provoquées par l’aéroport ont augmenté de 78% en dix ans, alors que toutes les autres sources d’émissions du canton ont diminué dans le même temps. En outre, le nombre de passagers augmente quant à lui de 4% par année.

Mais le véritable point positif résiderait dans la tenue, désormais, d’une concertation saine entre toutes les parties. «Alors que nous déplorions régulièrement le manque de transparence de l’aéroport dans la gestion de son projet d’extension, nos discussions nous ont permis de disposer de toutes les informations et d’apporter des améliorations», souligne Denis Chiaradonna, de l’ATE. Ce nouvel élan, appelé à durer, serait notamment favorable à l’aéroport de Genève pour ne pas devoir ralentir ses projets, à l’instar de son homologue zurichois, estime Renaud Dupuis, membre des Verts.

Les associations devraient en tout cas avoir besoin d’une oreille attentive lors des prochains mois. Car l’aéroport élaborera d’ici à deux ans, avec le canton et la Confédération, son Plan structurel d’infrastructure aéronautique (PSIA), le document définissant les objectifs opérationnels de l’institution. Il y sera notamment question de la croissance prévue pour le futur de l’aéroport. Autre enjeu de taille: la limitation du nombre de mouvements d’avions autorisés par heure. Actuellement fixé à quarante par Skyguide, l’aéroport aimerait augmenter cette cadence. Il existerait encore une marge à exploiter, donc. Pas sûr que cela convienne aux écologistes et aux riverains.

Une tendance à l’expansion

Par ailleurs, les déclarations du porte-parole de l’aéroport, Bertrand Stämpfli, si elles saluent les effets bénéfiques du dialogue, ne semblent pas contredire la tendance à l’expansion: «Les perspectives de croissance sont bonnes. Il ne s’agit pas d’une volonté de notre part, mais plutôt d’une réponse à la demande en perpétuelle augmentation.» Selon lui, le débat sur la limitation des vols n’est pas du ressort de l’aéroport mais doit s’effectuer au niveau politique. Il rappelle également la situation contraignante d’un aéroport ne disposant que d’une seule piste et d’aucune réserve foncière: «Nous atteindrons de toute façon, un jour, les limites de nos infrastructures.»

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Tribune de Genève

Accord trouvé sur le projet d’extension de Genève Aéroport

Un accord a été trouvé entre Genève Aéroport (GA) et les opposants au projet de reconstruction de l’aile est. Seuls six avions au maximum pourront occuper les six positions prévues en même temps. Les associations écologistes et de riverains retirent leur opposition.

Le nouveau terminal doit permettre de répondre aux normes de sécurité et offrir plus de confort aux voyageurs grâce à une connexion directe entre les avions et le bâtiment. Les passagers sont actuellement transportés en bus sur le tarmac. Trois des six positions desserviront seulement les gros porteurs. Les trois autres pourront accueillir des long-courriers et de plus petits avions.

Théoriquement, les six positions pourraient prendre en charge jusqu’à neuf avions simultanément. Après de longues négociations, les opposants ont obtenu une limitation à six, a indiqué jeudi devant les médias Renaud Dupuis, membre des Verts genevois. Dans une lettre du 17 juillet, l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) garantit que cette limite maximale figurera dans son autorisation.

L’OFAC précise que cette charge «sera juridiquement contraignante pour l’exploitant de l’aéroport de Genève». Conséquence: GA devra déposer une nouvelle demande d’autorisation pour pouvoir accueillir davantage d’avions. A noter que la société de contrôle aérien Skyguide impose déjà une limite maximale de 40 mouvements d’avions par heure car l’aéroport ne dispose que d’une seule piste.

Dialogue ouvert

Les milieux écologistes se félicitent d’une limitation du nombre de vols prévus. Ils estiment que GA ressort aussi gagnant de cet accord. Le retrait de leur opposition, déposée en juin 2013, à la demande d’approbation des plans auprès de l’OFAC permet à l’aéroport d’aller de l’avant. Et d’éviter les tensions permanentes que connaît l’aéroport de Zurich.

Les opposants, parmi lesquels figurent aussi Noé21, le WWF, l’Association transfrontalière des communes riveraines de l’aéroport et l’Association des riverains de l’aéroport de Genève, saluent une nouvelle méthode, plus constructive. «Notre opposition a permis de nouer un dialogue avec l’aéroport et l’OFAC», a relevé Denis Chiaradonna, de l’Association Transport et Environnement (ATE).

Ils entendent le poursuivre sur d’autres points: la croissance de GA, le développement du Plan structurel d’infrastructures aéronautiques (PSIA), qui définit la capacité de l’aéroport, et la révision de la politique aéronautique suisse. Les choix faits en la matière auront des conséquences sur les émissions de CO2 et les nuisances sonores, notamment.

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Tribune de Genève

Nouveau conflit social sur le site de l’aéroport

Décidément, l’aéroport collectionne les conflits sociaux. Après les débrayages chez Gate Gourmet (catering), ceux de techniciens de maintenance des avions, de bagagistes et même de pilotes, une poignée d’employés des boutiques de vente hors taxes ont organisé une distribution de feuillets informatifs, hier, à l’attention des voyageurs. Ils dénoncent des «violations des droits du personnel» de leur employeur, The Nuance Group, multinationale au profit d’une concession commerciale à l’aéroport.

Si le conflit porte sur une période révolue, il n’aurait toujours pas été réglé, selon Audrey Schmid, secrétaire syndicale d’Unia: «A partir de 2007, la société n’a pas rémunéré les heures supplémentaires et le travail du dimanche comme l’exigeait la CCT. Au lieu de 150%, ces heures ont été payées à 125%. Pour certains employés, le total de la somme manquante atteint 2000 francs par an.»

La commission paritaire du commerce de détail a épinglé la multinationale en 2008. Puis, la Chambre des relations collectives de travail a confirmé l’irrégularité. Ainsi, depuis 2012, la société dont le siège se trouve à Zurich a mis à jour ses contrats. Mais selon le syndicat Unia, les sommes manquantes pour la période 2007-2012 n’ont toujours pas été versées. «Cette information aux voyageurs est une première salve, nous verrons quelle suite y donner», explique Audrey Schmid. Selon la secrétaire syndicale, la direction n’aurait pas donné suite à une invitation à négocier.

Questionnés au sujet des revendications du personnel genevois, les dirigeants de The Nuance Group assurent être en règle avec les lois et les conventions. «Nous allons même au-delà dans le traitement de nos employés et nous efforçons de résoudre tous les conflits.»

The Nuance Group emploie environ 120 personnes à Genève, réparties entre les six boutiques dans les zones d’embarquement, la zone d’arrivée et la gare de l’aéroport. Présente dans 20 pays, la société qui exploite 350 magasins duty free a réalisé un chiffre d’affaires de 2,3 milliards en 2013.

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Paru sur www.bluewin.ch

Air France établit une partie de ses jets privés à Genève

Air France a établi une partie de sa flotte de jet privés à l’aéroport de Genève-Cointrin, a indiqué le journal « Le Temps » mercredi. L’objectif de la compagnie aérienne française, qui s’est associée à la société d’avions-taxi Wijet, est d’attirer des voyageurs d’affaires et en première classe au départ de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle.

Le futur dispositif vers la capitale française comprendrait également de nouvelles bases dans les aéroports de Bruxelles et de Luxembourg, écrit le quotidien, ajoutant que cette nouvelle offre devrait être officiellement annoncées la semaine prochaine.

Air France n’a pas encore donné de précision sur le nombre d’appareils privés et d’employés censés venir assurer ce service de correspondance de luxe à partir de Cointrin, selon le journal.

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Paru sur 20 Minutes

Un record de vols de nuit épuise les riverains

«En juin dernier, l’Aéroport de Genève a pulvérisé son record de nombre de vols de nuit.» Mike Gerard est exaspéré. Selon les calculs du président de l’Association des riverains de Cointrin, il y a eu un pic de mouvements dans le ciel genevois le mois dernier. Avec 936 vols, la marque établie à 889 en juillet 2013 a été effacée. L’aéroport confirme cette augmentation. «Entre janvier et fin mai nous étions en baisse par rapport à 2013. Mais, à fin juin, nous sommes à +1,3% de vols entre 22 h et 6 h du matin», indique Aline Yazgi, chargée des relations extérieures. Après 22 h, il n’y a normalement plus de décollage mais les atterrissages sont autorisés jusqu’à minuit, heure de fermeture de l’aéroport. En cas de retard important un délai d’une demi-heure est accordé. La piste rouvre à 6 h.

Mike Gerard s’est indigné de ce pic dans un courrier des lecteurs de la «Tribune de Genève». Yvan Rochat, conseiller administratif de Vernier s’est également aperçu d’une hausse. «En tant qu’habitant, j’ai aussi constaté des vols plus fréquents tard le soir.» Il entend bien demander des explications à l’aéroport.

Genève-Aéroport justifie ce pic par un mois de juin exceptionnel. «Il y a notamment eu de gros orages. Quand il y a une alerte foudre, nous devons arrêter l’activité pendant un certain laps de temps, explique Aline Yazgi. En plus de cela, les contrôleurs aériens français se sont mis en grève. La conjonction de ces événements a entraîné des retards qui se sont répercutés après 22 h.» Moins de soucis toutefois à partir de 23 h car la baisse de début 2014 s’est poursuivie.

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